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26 février 2010

Le parti Uprona de Charles Mukasi salue l’initiative du président français

(Net Press) Le parti Uprona, aile Mukasi, se réjouit que seize ans après le génocide des Tutsi au Rwanda, la France par le biais de son président Nicolas Sarkozy, vient enfin de s’incliner devant le mémorial du génocide qui a emporté plus d’un million de victimes. Après seize ans de tergiversation, poursuit-il, la France s’acquitte de son devoir de mémoire au cours d’une visite officielle du président français au Rwanda. Le président a.i du parti Uprona, Me Gabriel Sinarinzi trouve que par ce geste, Sarkozy vient non seulement de dire non au mal absolu qu’est le génocide mais aussi de promouvoir le « Plus Jamais Ca » au Rwanda et partout dans le monde. Le parti Uprona salue l’initiative du président français, qui a finalement compris que le génocide doit être banni indépendamment du négationnisme qui va toujours de paire avec ce crime. Il indique que le peuple burundais est d’autant plus enchanté par cette visite puisqu’il est lui-même victime d’un génocide resté impuni sous de fallacieux prétextes comme les consultations populaires sur l’opportunité de la création d’un tribunal pénal spécial pour le Burundi. Me Gabriel Sinarinzi rappelle au président Sarkozy que le génocide commis au Rwanda au mois d’avril 1994 a été précédé par le génocide perpétré au Burundi au mois d’octobre 1993 et les jours qui ont suivi. Il lui rappelle également que sur demande du gouvernement du Burundi, le conseil de sécurité des Nations-Unies dont la France est membre, a mis sur pied une commission internationale d’enquête pour le Burundi. Dans son rapport S /1996 /682 du 23 juillet 1996, révèle le parti de Mukasi, la commission estime que les éléments de preuve dont elle dispose suffisent à établir que les actes de génocide ont été perpétrés contre la minorité tutsi depuis le 21 octobre 1993 à l’instigation et avec la participation de certains militants et responsables hutus du Frodebu y compris au niveau des communes. Il précise qu’après ces conclusions, la commission est d’avis qu’une compétence internationale doit s’exercer à l’égard de ces actes. Le parti Uprona aile de Charles Mukasi, déplore que malgré les efforts déployés par la commission internationale d’enquête, et plusieurs missions d’évaluation envoyées par le conseil de sécurité des Nations-Unies, le génocide commis au Burundi n’est toujours pas puni. Il ajoute que l’impunité a été érigée en système de gouvernement et regrette aussi que les Nations-Unies sont tombées dans le piège des négationnistes en acceptant de soumettre la création du tribunal pénal spécial « aux consultations dites populaires » pour juger de l’opportunité ou de l’inopportunité de la création dudit tribunal. Alors qu’il avait été convenu dans les accords d’Arusha que les élections de 2005 devaient avoir lieu après la mise en place du tribunal pénal spécial et de la commission vérité réconciliation, le parti Uprona déplore que nous allons entrer bientôt dans la 2ème législature sans ces mécanismes de la justice transitionnelle. Me Sinarinzi reste convaincu que dans un pays frappé par le génocide, le jugement des concepteurs, des planificateurs et des exécutants du génocide ainsi que la promotion du « Plus Jamais Ca » restent la seule voie d’entrée dans un Etat de droit. Il demande au peuple français d’être l’interprète du peuple burundais et de toute l’humanité au sein du conseil de sécurité des Nations-Unies pour que soit créé avant les prochaines élections générales de 2010, le tribunal pénal spécial pour le Burundi Admin@2010

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