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4 mars 2010

La réhabilitation de la mémoire de Salvator Sabiriho de plus en plus improbable

Ngozi, le 3 mars 2010 (Net Press). C’est hier en principe que devait se poursuivre le procès des personnes présumées avoir été impliquées dans l’assassinat de Salvator Sabiriho, du nom de ce paisible retraité qui trouva la mort après avoir été roué de coups par les policiers qui assuraient la protection de l’actuel gouverneur de Kayanza, Senel Nduwimana. Les faits se sont déroulés au mois d’octobre de l’année dernière et depuis lors, tout a été mis en œuvre par les dignitaires de ce pays, en tête desquels les ténors du parti présidentiel, afin que cet homme supposé être un justiciable comme un autre, soit extrait des poursuites judiciaires. Et pourtant c’est bien lui qui, abusant de sa position de gouverneur de province, a ordonné la bastonnade mortelle contre ce bon père de famille, qui ne demandait qu’à passer le reste de sa vie tranquille au milieu des siens. Le procès qui s’est poursuivi hier au tribunal provincial de Ngozi a surpris tout le monde tant sur sa forme que sur son fond. Tout d’abord, alors que le dossier avait été acheminé à Bujumbura pour être remis entre les mains du procureur général de la République , il a été retourné à son point de départ à Ngozi. D’autre part, alors que le gouverneur Nduwimana reste toujours placé au-dessus de la loi, personne ne comprend que le mot d’ordre qui a été donné est que ce dossier soit clôturé dans les meilleurs délais, comme s’il y avait quelque chose à cacher dans cette affaire plus politique que judiciaire. C’est ce qu’a exprimé Me Raphaël Gahungu, l’avocat de la famille du trépassé qui s’étonnait avant hier de cette précipitation de dernière minute, ainsi que le renvoi du dossier au tribunal de Ngozi par le procureur général de la République. En fin de compte, le dossier Salvator Sabiriho ressemble à s’y méprendre à celui d’Ernest Manirumva, en ce sens que chaque fois qu’un meurtre est imputable à un dignitaire de cette République du Cndd-Fdd, son traitement est entouré d’un épais brouillard, afin que la vérité n’éclate jamais au grand jour. Ainsi se présentent la transparence et la « bonne » gouvernance du parti présidentiel et voilà qu’on nous demande de lui renouveler notre confiance comme en 2005 !! Admin@2010

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