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30 mai 2012

Burundi:le médiateur Rukara visite encore une fois la prison centrale de Mpimba.

Net Press
L'Ombudsman du burundi Mohamed Rukara
Pour la deuxième fois en neuf mois, l’ombudsman burundais, Mohamed Rukara, va visiter la prison centrale de Mpimba à Bujumbura, ce jeudi 31 mai 2012. L’objectif de cette visite est de voir comment vivent les nourrissons et les mineurs qui y sont incarcérés. Rappelons que quand le médiateur avait visité cette maison d’arrêt le 29 août 2011, il avait constaté les mauvaises conditions dans lesquelles vivent les prisonniers. Ces derniers lui avaient fait part de leurs besoins et de leurs revendications, il avait promis de faire quelque chose allant dans le sens de l’amélioration de leurs conditions de vie. Il avait également promis de voir, en collaboration avec le ministre de tutelle, dans quelle mesure les prisonniers – qui remplissent les conditions – pouvaient bénéficier d’une libération conditionnelle. Mais aux dernières nouvelles, rien n’a été fait. 

Presqu’un mois après, le procureur général de la République, Valentin Bagorikunda, a fait le déplacement de Mpimba où il a libéré au total 315 prisonniers. Il avait précisé à l’endroit des détenus que son action n’avait rien à avoir avec la visite précédente du médiateur, qu’il s’agissait tout simplement d’une coïncidence, que sinon, il avait son programme à lui. Mais pour le moment, l’on peut affirmer sans risque de se tromper que dans l’entre-temps, plus de 300 personnes ont été emprisonnées, au regard du rythme d’arrestation et d’emprisonnement. 

Le médiateur Rukara visite la prison au lendemain des polémiques sur sa sécurité prétendument menacée par des malfaiteurs qui ont versé dans la corruption. Il avait promis de révéler les identités de ces personnes, ce qui semblait normal car il avait annoncé cette menace par voie de presse. A la date indiquée, le 27 mai 2012, M. Rukara avait renoncé à la dernière minute de dénoncer publiquement ces corrupteurs, se réfugiant derrière un article d’une loi qu’il n’a découvert que 48 heures plus tôt. Les prisonniers étant les tout premiers informés de ce pays, ils ont suivi toute l’histoire qui a entamé sa réputation dans l’opinion et croient qu’il s’agit d’une façon à lui de tourner la page de cet épisode. Du reste, selon ce milieu carcéral, les détenus n’attendent rien de cette visite.

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