Recueil d'informations sur le Burundi,la région des grands lacs africains et le monde.
Translate
26 février 2010
On tue pour 600 Fracs burundais($ 0,60)
Le 24 février 2010 (Net Press)
En province Ngozi, un homme a été à deux doigts d’être tué hier à coups de gourdin, n’eût été l’intervention rapide des personnes qui se trouvaient dans les parages. Il se trouve actuellement dans un état critique à l’hôpital où il suit des soins intensifs. Son agresseur lui avait prêté une somme de ….600 Fbu, soit l’équivalant d’un tiers d’un euro !!! Tenter d’éliminer un être humain pour un montant aussi dérisoire ne peut qu’arriver au Burundi, ce qui montre que dans notre pays, le premier droit des Burundais est de ne pas avoir droit à la vie, pour paraphraser les monarchistes français à la veille de l’éclatement de la Révolution française en 1789.
Malgré cette tentative de lynchage public d’un citoyen de ce pays pour un « délit » qui serait même pardonné à une chèvre qui avalerait par erreur un billet de 500 Fbu, il ne serait pas exclu que l’on apprenne que ce meurtrier potentiel a été relâché « faute de preuves ». Ce réflexe de tuer facilement est, une fois de plus, le résultat de l’impunité qui fait désormais partie intégrante du comportement de deux institutions supposées être respectables, la police nationale et la magistrature.
Ce qui n’empêche pas les plus hautes autorités de ce pays de nous rabâcher chaque jour que notre pays est le modèle en matière de respect des droits de l’homme pour le reste du continent africain. De même, le président de la République ne cesse de survoler monts et océans pour recevoir différentes distinctions internationales comme quoi il a beaucoup œuvré pour le retour et la consolidation de la paix dans les coeurs et les esprits de ses concitoyens. S’il est indéniable que la guerre avec les ex-mouvements rebelles, à commencer par le sien s’est terminée, ce sont les assassinats ou les tentatives de supprimer la vie d’autrui qui sont presque quotidiens. La preuve en est que pas une seule journée ne passe sans que l’on apprenne que dans telle ou telle localité du pays, y compris à Bujumbura, une, deux ou trois personnes ont été tuées, ce qui cause désespoir et désolation dans de nombreuses familles, mais ce qui est très grave est que ce genre « d’informations » sont devenues d’une banalité quotidienne, au milieu d’un satisfecit général de nos dirigeants cherchant à faire croire que « tout va très bien Mme la Marquise ». A moins que l’on veille nous convaincre pour citer un des principaux personnages du roman de Voltaire « Candide », que « les malheurs particuliers font le bien général ».
Admin@2010
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire